top of page

LECTURE / EXERCICE : L'enfant Intérieur; Le corps ne ment jamais

  • 9 juin
  • 14 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 juin

(Au dessus pour Telecharger le document)


EXERCICE — “LE CORPS NE MENT PAS”

Retour à l’enfant intérieur à travers le corps, les émotions et les souvenirs

Inspiré notamment des travaux de Alice Miller, Bessel van der Kolk, Gabor Maté et Lise Bourbeau…

“Cet exercice vous propose de ressentir votre puissance intérieure et de comprendre que derrière nos mécanismes de survie demeure l’être que nous sommes profondément : vivant, puissant, créatif et conscient, capable aujourd’hui de se libérer de certains mécanismes d’auto-sabotage et de certains conditionnements de l’inconscient collectif, afin de se rencontrer avec plus de présence, de vérité et d’amour.” Li     ________________________________


INTRODUCTION — Pourquoi ce travail peut être profondément transformateur

Cet exercice n’a pas pour intention de condamner les parents et les autres figures d’autorités, ni de les excuser, ni de réduire leur responsabilité. Il s’inscrit dans une compréhension plus large et plus systémique du développement humain, qui inclut les dimensions individuelles, relationnelles, transgénérationnelles et sociétales.


Il reconnaît que de nombreux parents agissent à partir de leurs propres blessures non résolues, de leur niveau de conscience du moment, de leurs ressources psychiques et émotionnelles, ainsi que des conditions de vie et des normes éducatives et culturelles dans lesquelles ils ont eux-mêmes été formés. Dans cette perspective, il ne s’agit pas de désigner des “coupables”, mais de mettre en lumière des dynamiques de transmission souvent inconscientes, qui se répètent de génération en génération.


Alice Miller dans son livre « C’est pour ton bien » parle de La “pédagogie noire”, les systèmes d’autorité et la perte du soi authentique. La “pédagogie noire” : un ensemble de croyances éducatives et culturelles longtemps transmises dans de nombreuses sociétés, où l’enfant devait avant tout : obéir, se conformer, réprimer ses émotions, ne pas contredire l’autorité, être performant, ou devenir “sage”. Dans ces modèles, certaines réalités émotionnelles de l’enfant étaient souvent : minimisées, punies, honteuses, invalidées, ou interprétées comme un problème à corriger.


Cette dynamique ne concerne pas uniquement les parents ou la famille. Elle peut également être présente dans d’autres figures d’autorité et systèmes éducatifs : école, institutions, enseignants, éducateurs ou environnements sociaux.


Encore aujourd’hui, certains enfants peuvent être confrontés à :

·         des formes de domination ou d’humiliation,

·         des punitions répétées,

·         des étiquettes (“perturbateur”, “paresseux”, “difficile”…),

·         une pression excessive de performance et de notes,

·         des comparaisons constantes,

·         un manque d’écoute émotionnelle,

·         ou des approches éducatives peu conscientes des besoins du système nerveux et du développement émotionnel.

 

Lorsque l’enfant se sent continuellement impuissant, jugé, contrôlé, incompris ou insuffisant, cela peut progressivement fragiliser :

·         l’estime de soi,

·         la confiance intérieure,

·         la spontanéité,

·         la créativité,

·         la sécurité émotionnelle,

·         et la capacité à être authentiquement lui-même.


Certaines personnes apprennent alors très tôt à :

·         performer pour être reconnues,

·         cacher leurs émotions,

·         craindre l’erreur,

·         rechercher la validation extérieure,

·         ou se couper de leurs ressentis profonds.


L’objectif ici n’est pas de rejeter toute forme d’autorité ou de structure. Un enfant a profondément besoin :

·         de cadre,

·         de limites,

·         de guidance,

·         et d’adultes solides et sécurisants.

Mais une autorité saine cherche à :

·         guider plutôt qu’écraser,

·         éduquer plutôt que dominer,

·         réguler plutôt que humilier,

·         écouter plutôt que simplement contrôler.


Ce travail de conscience permet ainsi de reconnaître non seulement les blessures individuelles et familiales, mais aussi certains conditionnements collectifs qui ont parfois éloigné l’être humain de son authenticité, de sa sensibilité naturelle et de sa capacité à vivre avec davantage de confiance, de conscience et de liberté intérieure.


Le travail de conscience proposé ici est essentiel, car ce qui n’est pas reconnu, ressenti et intégré tend à se rejouer dans la relation à soi, aux autres, et notamment dans les relations proches comme le couple, la famille ou l’éducation des enfants. Ce qui n’est pas conscient se transmet souvent sans mots, à travers les réactions émotionnelles, les schémas d’attachement, les modes de protection et les façons d’aimer.


L’objectif de cet exercice de travail personnel n’est donc ni le jugement ni la justification, mais l’élargissement de la conscience, afin de permettre davantage de liberté intérieure, de responsabilité émotionnelle et de présence dans la manière d’entrer en relation. En rendant ces mécanismes visibles, il devient possible de ne plus les transmettre de manière automatique, mais de choisir progressivement une manière d’être en lien avec Soi et autrui plus consciente, plus apaisée et plus vivante.


Cet exercice s’appuie sur une idée commune à plusieurs approches du trauma, de l’attachement et du développement émotionnel :


Beaucoup de nos souffrances psychiques, de notre anxiété, de nos réactions émotionnelles et de nos difficultés relationnelles ne viennent pas seulement des événements vécus, mais aussi de ce qui a dû être retenu, adapté, refoulé ou coupé intérieurement pour préserver le lien, la sécurité ou l’amour dans notre enfance. Ce processus est très souvent inconscient.


Le psychisme de l’enfant : L’enfant ne remet pas en question ses figures d’attachement de manière consciente. Il met en place des adaptations pour préserver le lien, parfois au prix de lui-même. Ce ne sont pas uniquement les événements extrêmes qui façonnent le psychisme. Mais ce qui marque profondément un enfant peut être plus subtil :

·         un manque de sécurité émotionnelle,

·         un manque de présence affective,

·         une comparaison négative constante,

·         un manque d’écoute réelle,

·         un manque de validation émotionnelle,

·         un manque de protection,

·         des tensions familiales chroniques,

·         de l’imprévisibilité émotionnelle,

·         une rigidité éducative,

·         des critiques fréquentes,

·         un climat émotionnel instable,

·         le sentiment de devoir mériter l’amour en s’adaptant,

·         ou au contraire absence de cadre clair et structurant.


L’IMPORTANCE DU CADRE ET DE LA SÉCURITÉ

Mais l’insécurité peut aussi venir d’un manque de cadre clair et sécurisant.

Certaines figures parentales, parfois elles-mêmes anxieuses, dépressives, blessées ou insécurisées, ont peur :

·         d’imposer des limites,

·         de frustrer l’enfant,

·         de créer des conflits,

·         ou d’être “autoritaires” et n’arrivent pas à s’affirmer avec une autorité protectrice, posé et cohérente.


Elles peuvent alors devenir :

·         trop permissives,

·         négligentes

·         incohérentes,

·         émotionnellement absentes ou instables,

·         surprotectrices

·         ou incapables de poser des limites stables et rassurantes


D’autres peuvent être trop rigides ou contrôlantes.


Or, un enfant n’a pas seulement besoin d’amour et de liberté. Il a aussi profondément besoin :

·         de sécurité,

·         de structure,

·         de cohérence,

·         de repères,

et d’une autorité saine et contenante.


Une autorité saine ne signifie pas autoritaire : domination, humiliation, rigidité, violence, ou contrôle excessif.


Une autorité saine signifie :

·         protéger émotionnellement et physiquement

·         contenir sans écraser

·         guider sans dominer

·         rassurer,

·         offrir de la cohérence

·         éduquer,

·         et poser des limites avec calme, présence et stabilité.


Trop de rigidité peut être insécurisant pour un enfant. Mais l’absence de cadre et de contenance peut l’être aussi. Dans les deux cas, le système nerveux de l’enfant peut apprendre à vivre dans :

·         l’adaptation constante,

·         l’hypervigilance,

·         l’anxiété,

·         la confusion intérieure,

·         ou l’insécurité intérieure.

________________________________________


Le faux self, les adaptations et “l’enfant problème”

Alice Miller observait que beaucoup d’enfants apprennent très tôt à devenir ce qu’on attend d’eux afin de préserver l’amour, éviter le rejet ou maintenir une forme de sécurité émotionnelle.


L’enfant peut alors comprendre inconsciemment (Miller : « La drame d’enfant doué »):

·         “Je dois être gentil pour être aimé.”

·         “Je ne dois pas déranger.”

·         “Je dois être fort.”

·         “Je dois réussir.”

·         “Je dois prendre soin des autres.”

·         “Mes émotions sont trop.”

·         “Je dois me taire.”

·         “Je dois m’occuper des autres.”

·         “Je dois obéir.”

·         “Je dois me débrouiller seul.”


Quand punit par manque de dialogue, dureté, menace, condamnation et violence physique, l’enfant ne pense pas :  “Mes parents ont un problème.”   à Mais : “Le problème vient de moi.” Selon Miller : « L’enfant ne cesse pas d’aimer ses parents, il cesse d’aimer soi-même. »


L’enfant ne conclut pas que l’environnement est insuffisant, mais que :

“C’est moi qui dois m’adapter.”  La culpabilité de l’enfant protège les parents.

________________________________________


Du point de vue du développement neuro-affectif, l’enfant construit son système nerveux dans une relation de co-régulation avec ses figures d’attachement. Les travaux en neurosciences développementales montrent que l’apprentissage émotionnel se fait d’abord par l’expérience relationnelle implicite, avant toute capacité cognitive d’analyse.


Les systèmes de résonance sociale (neurones miroirs) permettent à l’enfant d’intégrer les états internes des adultes : régulation, chaos, disponibilité affective, menace implicite ou absence de contenance.


Dans ce processus, l’amygdale joue un rôle central dans la détection précoce des signaux de sécurité ou de danger. Lorsque l’environnement est chronique instable, imprévisible ou émotionnellement non régulé, l’amygdale peut s’hyperactiver et contribuer à une organisation neurobiologique orientée vers la survie (hypervigilance, anticipation, contrôle, inhibition ou agitation).


Dans une lecture systémique, l’enfant “symptomatique” (agitation, opposition, anxiété, provocation,

inhibition extrême) est rarement un dysfonctionnement isolé. Il peut être compris comme :

·         un régulateur du système familial

·         un porteur des tensions non symbolisées

·         ou un révélateur du manque de cadre ou de cohérence émotionnelle


Ainsi, ce que l’on appelle “l’enfant problème” est souvent, en réalité, un enfant qui exprime :

·         une insécurité de base non contenue

·         un déficit de structure régulatrice stable

·         ou une surcharge émotionnelle du système familial

Dans cette perspective, le symptôme n’est pas une anomalie individuelle, mais une réponse adaptative dans un système relationnel donné.

________________________________________

 

DES TRAJECTOIRES POSSIBLES 

Certains enfants deviennent alors :

·         sages,

·         responsables,

·         performants,

·         hyperadaptés,

·         silencieux,

·         émotionnellement coupé

·         ou très tournés vers les besoins des autres.


Ils développent parfois ce qu’Alice Miller appelait un “faux self” : une version d’eux-mêmes construite pour être acceptée, aimée ou sécurisée.


Mais tous les enfants ne réagissent pas en devenant “faciles”. Certains deviennent au contraire :

·         opposants,

·         explosifs,

·         rebelles,

·         hypersensibles,

·         provocateurs,

·         anxieux,

·         ou “l’enfant problème” du système familial.


Dans certaines familles, l’enfant qui “agit”, explose ou s’oppose exprime parfois inconsciemment :

·         les tensions du système,

·         les émotions non reconnues,

·         l’absence de sécurité émotionnelle,

·         l’injustice,

·         ou ce qui ne peut pas être exprimé ouvertement dans la famille.


Dans ces deux cas, quelque chose s’exprime : une tentative d’équilibre inconscient dans un système vécu comme insécurisant.


L’enfant n’a pas toujours les mots pour dire :

·         “Je ne me sens pas en sécurité.”

·         “Je ne me sens pas vu.”

·         “Je me sens seul émotionnellement.”

·         “Je ne peux pas être moi-même.”

·         “Je me sens contrôlé.”

·         “Je manque de repères.”


Le corps, les émotions ou le comportement vont alors parfois parler à sa place.

________________________________________

 

LE CORPS ET LE SYSTEME NERVEUX GARDENT LA MEMOIRE

Bessel van der Kolk a montré que le système nerveux peut continuer à réagir longtemps après les événements, même lorsque la personne “sait mentalement” que le danger est terminé.


Le système nerveux peut rester bloqué en mode survie : Le cerveau peut oublier certains détails, mais le corps continue souvent à porter :

·         des réflexes de protection,

·         des états d’alerte,

·         des tensions,

·         ou des émotions non intégrées.


Lorsqu’un enfant grandit dans :

·         l’insécurité émotionnelle,

·         les tensions,

·         le rejet,

·         l’imprévisibilité,

·         le contrôle,

·         la peur,

·         l’absence de cadre stable,

·         ou l’absence affective,

le système nerveux peut apprendre à rester en état d’alerte permanent.


Cela peut se manifester plus tard par :

·         anxiété chronique,

·         hypervigilance,

·         tensions physiques,

·         difficulté à se détendre,

·         réactions émotionnelles disproportionnées,

·         fatigue nerveuse,

·         dissociation,

·         besoin de contrôle,

·         difficulté à faire confiance,

·         ou difficulté à se sentir pleinement en sécurité.


Certaines personnes vivent depuis tellement longtemps dans cet état qu’elles ne réalisent même plus qu’elles fonctionnent continuellement sous tension intérieure. Le cerveau rationnel peut savoir que “tout va bien”, mais le système nerveux, lui, continue à réagir selon d’anciens réflexes de survie.


Cette tension peut se manifester de multiples façons : anxiété diffuse, hypervigilance, troubles du sommeil, phobies, douleurs chroniques, somatisations ou différentes formes de maladie, ainsi que des difficultés relationnelles ou émotionnelles récurrentes.

 

C’est pourquoi cet exercice suivante « L’Enfant Intérieur » commence par :

·         la respiration,

·         le ralentissement,

·         l’écoute corporelle,

·         les sensations physiques,

·         et le retour à une forme de sécurité intérieure.


Le but n’est pas de “revivre le trauma”, mais de développer progressivement une capacité de présence au vécu intérieur sans se submerger.

________________________________________


LES BESOINS NON NOURRIS ET LES ADAPTATIONS DE SURVIE SELON GABOR MATÉ

Gabor Maté souligne souvent qu’un enfant choisira presque toujours l’attachement plutôt que l’authenticité. Autrement dit : si exprimer ses émotions menace le lien avec les figures importantes, l’enfant apprend souvent à :

·         s’adapter

·         se couper de lui-même,

·         faire plaisir,

·         ne pas déranger,

·         devenir fort trop tôt,

·         prendre soin des autres,

·         performer,

·         éviter les conflits,

·         ou ignorer ses besoins.


Ces mécanismes étaient souvent intelligents et protecteurs à l’époque.


Mais plus tard, ils peuvent conduire à :

·         manque d’estime de soi et confiance en soi

·         anxiété,

·         perfectionnisme,

·         difficulté à poser des limites,

·         hypercontrôle,

·         dépendance affective,

·         épuisement,

·         difficulté à faire confiance,

·         peur du rejet,

·         ou sentiment chronique de ne jamais être “assez”.


Certaines personnes continuent alors à vivre principalement :

·         dans la peur plutôt que dans la confiance,

·         dans le contrôle plutôt que dans le lâcher-prise,

·         dans l’adaptation plutôt que dans l’authenticité,

·         ou dans la survie plutôt que dans l’élan de vie.


Dans cette perspective, les “symptômes” ne sont pas vus comme des défauts, mais comme des stratégies intelligentes de survie émotionnelle.

________________________________________


L’impact sur les relations et le couple

Les blessures émotionnelles anciennes influencent souvent profondément les relations adultes, particulièrement les relations de couple. Lise Bourbeau parle notamment des blessures de :

·         rejet,

·         abandon,

·         humiliation,

·         trahison,

·         et injustice.


Lorsqu’une blessure ancienne est activée dans le présent, la réaction émotionnelle n’est pas toujours liée uniquement à la situation actuelle. Une distance émotionnelle, un silence, une critique, un conflit ou une sensation de ne pas être choisi peut parfois réactiver des peurs très anciennes.


Le système nerveux peut alors réagir intensément :

·         peur d’abandon,

·         besoin de rassurance,

·         fermeture émotionnelle,

·         dépendance affective,

·         hypercontrôle,

·         jalousie,

·         évitement,

·         colère,

·         ou difficulté à poser des limites.


Beaucoup de conflits relationnels viennent ainsi moins du présent lui-même que de blessures anciennes réactivées inconsciemment.

________________________________________


CONSCIENCE ET LIBERTÉ INTÉRIEURE

Dans une approche inspirée de Neale Donald Walsch : La transformation ne passe pas seulement par la compréhension du passé, mais par la conscience du présent intérieur.

Quand c’est inconscient : la peur dirige et la réaction est automatique.

Quand c’est conscient : il y a un espace, un choix et une liberté.

 

INTENTION GLOBALE DE L’EXERCICE

·         réduire l’anxiété et sortir du mode survie

·         davantage de conscience corporelle,

·         une reconnexion émotionnelle progressive,

·         la reconnaissance des blessures anciennes,

·         la compréhension des adaptations,

·         le développement d’une présence intérieure plus douce et sécurisante,

·         et davantage d’authenticité envers soi-même,


Non pas pour rester prisonnier du passé, mais pour sortir peu à peu des automatismes de survie qui continuent parfois à organiser :

·         la vie émotionnelle,

·         le rapport au corps,

·         les relations,

·         les réactions automatiques,

·         et le système nerveux.


Petit à petit, ce travail peut aider à :

·         renforcer l’estime de soi,

·         mieux poser des limites,

·         mieux comprendre ses réactions émotionnelles,

·         développer davantage de sécurité intérieure,

·         et vivre des relations plus conscientes et authentiques.

 

POUQUOI REVENIR A L’ENFANT INTERIEUR ?

Dans beaucoup d’approches thérapeutiques contemporaines, on observe que la guérison ne passe pas seulement par “comprendre”, mais aussi par :

·         ressentir ce qui n’a pas pu être ressenti,

·         reconnaître ce qui a été minimisé,

·         remettre du lien entre le corps, les émotions et la conscience,

·         et développer une relation intérieure plus sécurisante.


Le dialogue avec l’enfant intérieur (soi-même) vise souvent à réparer progressivement :

·         la solitude émotionnelle,

·         la honte,

·         le sentiment de ne pas avoir eu le droit d’exister pleinement,

·         l’obligation ancienne d’être “autre chose que soi”,

·         ou le sentiment d’avoir dû survivre seul émotionnellement.

________________________________________

 

IMPORTANT : ENCORE UNE FOIS 

Cet exercice n’a pas pour but : d’accuser les parents, de créer de la haine, et ni de “fabriquer” des souvenirs. Mais plutôt : de reconnecter doucement avec son vécu intérieur, de reconnaître ce qui a pu être ressenti, de comprendre certaines adaptations, et de développer davantage de présence, de compassion et de conscience envers soi-même.


Si l’exercice devient trop intense :

·         ralentir,

·         revenir au corps,

·         ouvrir les yeux,

·         respirer,

·         ou faire cet exercice accompagné par moi, Li, en séance.

________________________________________

PRÉPARATION

Mettre le téléphone de côté. Prévoir :

·         30 à 60 minutes,

·         un endroit calme,

·         un carnet,

·         si possible quelques photos d’enfance,

·         une couverture ou un coussin rassurant.

________________________________________

ÉTAPE 1 — REGARDER L’ENFANT

Prendre une photo de soi enfant. Observer doucement :

·         son regard,

·         son visage,

·         sa posture,

·         son énergie,

·         ses yeux,

·         son sourire… ou son absence.

Ne pas analyser immédiatement. Simplement regarder.


Puis se demander :

·         Que ressens-je en regardant cet enfant ?

·         Que semble-t-il porter ?

·         Que semble-t-il essayer d’être ?

·         Que semble-t-il retenir ?

·         Semble-t-il libre ?

·         Est-il en sécurité ?

·         Tendu ?

·         Triste ?

·         Adapté ?

·         Hypervigilant ?

·         Seul ?

·         Responsable trop tôt ?

Laisser venir les ressentis.

________________________________________

ÉTAPE 2 — ÉCOUTER LE CORPS

Fermer ensuite doucement les yeux. Respirer lentement. Puis observer :

·         la gorge,

·         la poitrine,

·         le ventre,

·         les épaules,

·         la mâchoire.


Questions :

·         Où est-ce que ça se serre ?

·         Où y a-t-il une émotion ?

·         Une lourdeur ?

·         Une tension ?

·         Du vide ?

·         Une tristesse ?

·         De la peur ?

·         Une colère ?


IMPORTANT : ne pas chercher à “bien faire”. Le corps parle souvent avant le mental.

________________________________________

ÉTAPE 3 — RETOUR DANS L’ENFANCE

Laisser venir un souvenir. Pas forcément un “grand trauma”. Parfois :

·         une ambiance,

·         un silence,

·         une solitude,

·         une peur,

·         une sensation,

·         un moment d’humiliation,

·         une absence émotionnelle,

·         une injustice,

·         un moment où l’enfant s’est senti seul.

 

Puis écrire : À cette époque : Qu’est-ce que je ressentais souvent ?

·         De quoi avais-je peur ?

·         Que devais-je éviter ?

·         Que fallait-il être pour être aimé ?

·         Que n’avais-je pas le droit d’exprimer ?

·         Qu’est-ce que je retenais dans mon corps ?

·         Quand me suis-je senti(e) seul(e) émotionnellement ?

________________________________________

ÉTAPE 4 — LES ADAPTATIONS

Observer ensuite : Pour survivre émotionnellement, ai-je appris à :

·         être sage ?

·         être fort(e) ?

·         faire plaisir ?

·         ne pas déranger ?

·         performer et devenir parfait?

·         me taire ?

·         prendre soin des autres ?

·         éviter les conflits ?

·         devenir hyper indépendant(e) ?

·         contrôler ?

·         me couper de mes émotions ?


Puis écrire : “Je comprends aujourd’hui que ces mécanismes m’ont aidé à survivre émotionnellement.”

IMPORTANT : les adaptations ne sont pas des faiblesses. Elles ont souvent été des stratégies de protection. “Ces adaptations m’ont permis de survivre émotionnellement.”

________________________________________

ÉTAPE 5 — CE QUE LE CORPS N’A PAS PU DIRE

Compléter lentement :

·         Ce que j’aurais eu besoin de dire était...

·         Ce que j’aurais eu besoin de recevoir était...…

·         Ce qui m’a manqué profondément était...

·         Ce que je portais seul(e) était...…

·         Ce que mon corps essayait peut-être d’exprimer était...…

Laisser les émotions venir si elles viennent. Sans se forcer.

________________________________________

 

ÉTAPE 6 — REDEVENIR UNE PRÉSENCE SÉCURISANTE

Imaginer maintenant l’adulte que vous êtes aujourd’hui qui s’approche doucement de cet enfant pour l’écouter et le sécuriser. Puis lui dire intérieurement :

·         “Tu n’avais pas besoin de porter tout cela seul.”

·         “Tu avais le droit de ressentir.”

·         “Tu avais le droit d’avoir des besoins.”

·         “Tu n’étais pas ‘trop’.”

·         “Tu méritais aussi présence et sécurité.”

·         “Si tu n’es te sentais voulu, saches que c’est la vie qui te donne ta place. Tu es voulu.”

·         “Je suis là maintenant.”

Puis imaginer :

·         prendre cet enfant dans les bras,

·         lui offrir une présence calme,

·         ou simplement rester à côté de lui.

________________________________________

ÉTAPE 7 — LIEN AVEC AUJOURD’HUI


Écrire ensuite : Aujourd’hui je remarque que :

·         mes peurs actuelles ressemblent parfois à...…

·         ma colère protège souvent...…

·         mon anxiété essaie peut-être d’éviter...…

·         ma difficulté à poser des limites vient peut-être de...…

·         mon besoin de contrôle protège peut-être...…

Puis :

Ce que j’aimerais apprendre maintenant :

·         …

·         …

·         …

________________________________________

QUESTIONS IMPORTANTES

·         Mon corps se sent-il souvent en sécurité ?

·         Ai-je appris à ignorer mes besoins ?

·         Quand ai-je commencé à me couper de moi-même ?

·         Suis-je encore en train de vivre en adaptation ?

·         Que serait une vie plus authentique pour moi ?

________________________________________

 

EXERCICE COMPLEMENTAIRE — PEUR DANS LES RELATIONS

Déclencheurs

·         silence

·         rejet

·         distance

Réactions automatiques

·         fuite

·         attaque

·         contrôle

·         effondrement

Conscience

·         est-ce présent ou passé ?

·         quel âge émotionnel réagit ?

Réponse consciente

“Je peux observer sans être dirigé par la peur.”

________________________________________

APRÈS L’EXERCICE

Faire quelque chose de doux :

·         marcher,

·         boire quelque chose de chaud,

·         respirer,

·         écouter de la musique,

·         se reposer,

·         écrire,

·         aller dans la nature.

Le système nerveux a parfois besoin de temps pour intégrer.

________________________________________


 
 
bottom of page